Programme de l'année 2015

7 conférences (en français) aux sujets éclectiques!
Le choix des intervenants, spécialistes en leurs matières, est le garant de la qualité des sujets traités, lesquels, nous l'espérons, captiveront aussi bien les membres du SNA que les auditeurs libres.

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Le 21 janvier 2015, à 18h30

Les meubles en porcelaine de sèvres

Par Daniel Alcouffe, conservateur général honoraire au Musée du Louvre

C'est le marchand Simon Philippe Poirier, établi à la Courrone d'or, qui, à la fin des années 1750, eut le premier cette idée extraordinaire: utiliser la porcelaine de Sèvres dans le décor du mobilier.

Il commença par proposer de petites tables à plateaux de porcelaine auxquels les motifs de marqueterie s'assortissaient, puis fit exécuter des meubles revêtus de plaques de porcelaine de plus en plus ambitieux:
commodes, secrétaires, coffres à bijoux ... qu'aimèrent Mme du Barry ou Marie-Antoinette.
Les plaques le plus souvent à décor floral s'ornèrent dans certains cas de copies de tableaux célèbres.
Très appréciés de tout temps par les collectionneurs anglo-saxons, le mobilier de Sèvres est maintenant bien représenté dans les musées français.

 
Bibliographie : cliquez ici 

 

 

Le 4 mars 2015, à 18h30

sarah bernhardt, reine de l'attitude et princesse des gestes

Par Claudette Joannis, conservateur en chef honoraire du patrimoine

Sarah Bernhardt (1844-1923) connut de son vivant une gloire absolument unique; sa voix d’or lui valut le qualificatif de "Divine". Pendant plus d’un demi-siècle elle incarna les héroïnes tragiques et triompha dans Phèdre, La dame aux camélias, l’Aiglon.
Directrice de théâtre, elle monta des pièces à grand spectacle qui firent sa célébrité; actrice moderne elle mena une carrière internationale et sut monnayer son image de  star; artiste complète, elle exposa régulièrement au Salon ses sculptures.
Amoureuse fougueuse elle eut de nombreux amants et se maria une fois.
Elle fascinait en même temps qu’elle indisposait son entourage par son courage, ses folies, sa morbidité.

 
Bibliographie : cliquez ici 

Le 15 avril 2015, à 18h30

splendeur de la nature morte à la suite de caravage

Par Arnauld Brejon de Lavergnée, directeur honoraire des collections du Mobilier National

Caravage, on l’a souvent écrit, a révolutionné la peinture Européenne au début
du XVIIeme siècle. Il est l’auteur en autres tableaux, de la célèbre Nature morte
avec des fruits (Milan, Pinacoteca Ambrosiana).
L’auteur de la conférence s’efforcera de restituer ce tableau révolutionnaire dans
le cadre de la peinture européenne et analysera tout spécialement les antécédents,
de Léonard de Vinci aux Lomazzo et Arcimboldo

 

Caravage, Canestra di frutta, réalisée entre 1594 et 1602, huile sur toile
Tableau conservé à la Pinacothèque de Milan.

 

Le 20 mai 2015, à 18h30

1749 : les trois fauteuils de nicolas-quinibert foliot pour madame infante, duchesse de parme

Par Bill Pallot, historien de l'art

La fille ainée de Louis XV fut tour à tour Louise-Elisabeth, Madame Infante et enfin duchesse de Parme en 1748. C'est pour son palais ducal parmesan qu'elle commanda dès 1749, aux artisans de la Couronne de France, les plus beaux meubles et objets d'art .
Son but, recréer un second Versailles à Parme.
L'histoire complète de ces trois sièges de Nicolas-Quinibert Foliot illustre bien comment pouvait naître un chef-d'oeuvre, au service d'une cause, sous l'Ancien Régime..

Le 24 juin 2015, à 18h30 - ATTENTION LA CONFERENCE AURA LIEU A L'AUDITORIUM DE LA BANQUE NEUFLIZE OBC -

le prix de rome de peinture ; naissance et évolution du concours aux 17ème et 18ème siècle

Par Bruno Desmarest, directeur du département Tableaux et dessins anciens de la Galerie Didier Aaron & Cie

 

 

Institué en 1663 par l'Académie Royale, le "Grand Prix de peinture", communément appelé "Prix de Rome", allait distinguer de jeunes artistes, souvent les meilleurs de leur génération. Ils purent ainsi confronter leur talent naissant à la leçon des maîtres de l'Antiquité, de la Renaissance et du Baroque. Supprimé en mai 68, l'histoire de ce prix trois fois centenaire, permet de retracer l'évolution de la peinture française, au travers des œuvres marquantes réalisées par ses lauréats, parmi lesquels figurèrent Fragonard, David, Girodet ou Ingres.

Illustration: Jéroboam sacrifiant aux idoles, Jean-Honoré Fragonard, prix de Rome 1752, Paris, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts.

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Le 14 octobre 2015, à 18h30

gaston la touche, redécouverte d'un artiste de la belle époque

Par Pierre Juhel, historien de l'art

 

 

Né à Saint-Cloud, Gaston La Touche (1854-1913) débute au Salon en 1874. Ses premières oeuvres sont sous l'influence du réalisme. La fréquentation et l'enseignement de Bracquemond le poussent à s'affranchir de sa première manière pour se créer le style qui le fait accéder à la notoriété. La Touche puise son inspiration chez les maîtres du XVIIIe siècle et devient le peintre-poète des élégants spectacles et des fééries nocturnes. Ce changement de style s'accompagne d'un intérêt plus prononcé pour la peinture décorative. La récente exposition du musée des Avelines, à Saint-Cloud, à laquelle Pierre Juhel a contribué, a permis une redécouverte de l'artiste dans sa ville natale.


Le Repas des faunes.
huile sur panneau, 1904.
Saint-Cloud, musée des Avelines.

Le 25 novemre 2015, à 18h30

impression, soleil levant : nouvelles découvertes

Par Marianne Mathieu,directrice des collections du Musée Martmottan Monet

 

Notoire pour avoir donné son nom à l’impressionnisme, le tableau de Claude Monet  Impression, soleil levant a accédé au rang d’icône. Pour célébrer le 140è anniversaire de sa première présentation au public, le musée Marmottan Monet qui le conserve lui a dédié une étude inédite, en 2014.

D’importantes découvertes ayant trait à l’iconographie, à la datation ainsi qu’à l’histoire de l’œuvre méconnue entre 1874 – date à laquelle elle suscite le scandale – et 1960 ont fait l’objet d’une exposition temporaire et de la publication d’un important catalogue intitulés Impression, soleil levant. L’histoire vraie du chef-d’œuvre de Claude Monet.

Marianne Mathieu, directrice des collections du musée Marmottan Monet et co-commissaire de l’exposition présente le résultat de ces recherches.

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