Лекции по средам в Национальном синдикате антиквариатов

Национальный синдикат антиквариатов приглашаем вас открыть для себя мир искусства, национальное и международное культурное достояние, малоизвестные ремесла, роль культуры в обществе и многие другие темы в цикле «Лекций по средам».
"Les conférences du mercredi" («Лекции по средам») проходят по основному адресу SNA, 17 bd Malesherbes, 75008 Paris.


Их организатором является Jean-Gabriel Peyre, Зам. Председателя SNA и Председатель комиссии «Лекции и культурный цикл», при поддержке банка Neuflize-OBC.

Jean-Gabriel Peyre

 

Программа на 2012 г.

7 лекций (на французском языке) на самые разнообразные темы! Выбор лекторов, специалистов в своих областях, является гарантией качества представленных тем, которые, мы надеемся, понравятся не только участникам SNA, но и свободным слушателям.

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По случаю каждой лекции Библиотека Librairie de la Réunion des Musées Nationaux при Лувре  составляет библиографию для слушателей и представляет в библиотечном отделе Лувра рекомендуемые произведения.Чтобы заказать заочно, обратитесь в Отдел обслуживания библиотеки по электронной почте client.louvre@rnm.fr или по телефону 01 40 20 84 80.

1 - Le 11 janvier 2012, à 18h30

SEVRES ET LA CREATION

Par David Caméo, directeur général de la Cité de la Céramique


L'établissement public Sèvres - Cité de la céramique, né du regroupement de la Manufacture de Sèvres et du Musée national de la céramique, s'est engagé avec conviction dans le champ de la création, sous tous ses aspects, comme l'élément fondamental de son développement, à travers une politique volontaire d'invitations d'artistes contemporains chargés de renouveler le répertoire de formes et de décors des porcelaines de Sèvres, dans la grande tradition de l'institution depuis sa création (de François Boucher à Giuseppe Penone !), et un important programme d'acquisitions et d'expositions contemporaines au sein des collections nationales (Erik Dietman, Eva Hild, Asger Jorn pour les plus récents achats ; Claude Champy,
Circuits céramiques, Mise en oeuvre, Terres d'Afrique, au plan de la diffusion...).
Création & Patrimoine sont au coeur de son activité tournée vers les publics, et son ambition est bien de devenir le Pôle international de référence des arts du feu, forte de son histoire, de ses patrimoines,de ses savoir-faire, de sa production et de ses multiples activités. 

Le vase de Pierre Soulages est l'une des œuvres phares des récentes créations contemporaines à Sèvres. Réalisé en 2000 pour la Présidence de la République, un exemplaire de ce vase est le trophée du grand prix Sumo au Japon, offert par le Président Jacques Chirac. Ce vase n’avait pas fait l’objet de contrat d’édition.
Après avoir exposé le prototype au Japon, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Corée, et devant le succès rencontré, la Manufacture de Sèvres décide avec l’artiste, en 2008, de produire cette œuvre en dix exemplaires.
Unique intervention de Soulages dans le champs de la céramique, ce vase est représentatif de sa démarche où il a su exalter la porcelaine à partir d'une forme remaniée, d'un travail subtil sur la matière et de l'emploi d'un or pur à 24 carats (400 g). Là encore, il choisit l'abstraction et ce vase révèle des entailles, des sillons dans la matière noire qui créent à la fois des jeux de lumières et d'ombres.
Ce vase a reçu le Prix du plus bel objet du Pavillon des Arts et du Design, à Paris en avril 2009.

Ce vase a été réalisé à l’atelier de grand coulage. Il est composé d’un corps, d’un pied et d’un couvercle. Cette pièce a été obtenue à partir d’une modification du vase Gensoli n°11 selon les indications de l’artiste. Toutes les stries ont été mesurées puis tournassées après ajustage à l’atelier de grand coulage. Chaque partie du vase cuit à 1 280° C. L’ouverture est découpée à l’aide d’une meule diamantée, puis est chanfreinée à l’intérieur. Celle-ci permet de voir la dorure.
L’artiste a choisi le noir de petit feu d’effet semi-mat. La première couche est un gris léger qui permet, lors de la deuxième couche, de faire le dégradé de noir. Les filets noirs sont ensuite posés par le fileur-doreur.


Vase, numéroté et signé
Edition limitée à 10 exemplaires, numérotés
Pâte nouvelle (PN) mise au point à la Manufacture en 1882
Cuisson à 1 280° C
Hauteur : 66 cm ; diamètre : 34,5 cm

(C) Gérard Jonca / Sèvres - Cité de la céramique

 

2 - Le 14 mars 2012, à 18h30

la collection de gemmes de louis xiv

Par Daniel Alcouffe, conservateur général honoraire au Musée du Louvre

A Florence, Vienne, Munich, les princes de la Renaissance avaient constitué d’importantes collections de vases en pierres dures ou « gemmes ». Louis XIV les imita avec un siècle de retard en commençant par acheter un bloc la collection de vases de son maître, le cardinal Mazarin, puis en l’enrichissant au moyen d’acquisitions effectuées auprès de marchands parisiens et à l’étranger, dans l’Empire, en Italie et au Proche-Orient. Cette collection très complète, maintenant conservée au Louvre, dans la galerie d’Apollon, illustre l’histoire de la fabrication des vases en pierres dures depuis l’Antiquité, représentée par un magnifique vase-camée, jusqu’aux œuvres milanaises contemporaines de Louis XIV, en passant par la production de l’art byzantin, du Moyen Age occidental et de la Renaissance. Les précieuses montures dont on a paré ces vases font aussi de cette collection une histoire de l’orfèvrerie.

Aiguière en sardoine montée en or émaillé. Pierre: art byzantin, VII ème siècle
Monture: Paris, vers 1665

 

3 - Le 18 avril 2012, à 18h30

LA collection des tapisseries italiennes de louis xiv

Par Arnauld Brejon de Lavergnée, directeur des collections du Mobilier national et des Manufactures des Gobelins, de Beauvais et de la Savonnerie

La conférence sur les tapisseries de Louis XIV vient remettre à l'honneur un aspect totalement méconnu: Louis XIV a été mécène et collectionneur en ce domaine.
Certes, on sait qu'il est (grâce aux multiples initiatives de Colbert) le créateur de la Manufacture des Gobelins (1662), mais sait-on qu'il a été aussi collectionneur ?
Il a hérité du fonds de ses ancêtres (François I) et il fait entrer dans le domaine de la couronne de prestigieuses tapisseries de l'ancienne collection des Cardinaux de Richelieu et de Mazarin.
Parallèlement, il fait acheter de nombreuses tentures à Aubusson.
Louis XIV a fait travailler les plus grands artistes de son temps, et pas seulement Charles Le Brun..

4 - Le 16 mai 2012, à 18h30

1780 : un ensemble se sieges de foliot pour marie-antoinette au petit trianon 

Par Bill G.B Pallot, historien d'art, expert en objets d'art

Ce mois de juillet 1780, alors que l’architecte Richard Mique finissait l’aménagement du Pavillon du Belvédère dans le jardin anglais du Petit Trianon à Versailles, la reine Marie-Antoinette convoquait le responsable du Garde-Meuble de la Couronne pour la fabrication d’une suite de sièges destinée expressément à ce pavillon.
C’est là le début de la saga d’un des ensembles les plus coûteux exécutés pour Marie-Antoinette, où se mêlent très rapidement quiproquos et mystères quant à l’origine de ces sièges.

Depuis peu reconstituée, l’histoire complète et détaillée de leur fabrication, à laquelle participa notamment le menuisier François-Toussaint Foliot, permet de bien comprendre comment naissait un chef -d’œuvre sous l’Ancien Régime
.

5 - Le 20 juin 2012, à 18h30

les trois grâces de lucas cranach l'ancien

Par Elisabeth Foucart-Walter, conservateur en chef au département des peintures au musée du louvre 

Un nouveau Cranach pour les collections du Louvre : cette acquisition qui a permis l’entrée au musée en février 2011 des Trois Grâces, à la suite d’une souscription publique ayant remporté un succès sans précédent, bénéficia du mécénat principal du groupe Mazars et du généreux soutien de plus de 7000 donateurs, avec les dons exceptionnels de Lionel et Ariane Sauvage, de Philippe Forestier, de Didier Coigny, d’Éric de Haynin de Bry, de François Hemmelmann, de Jacques Garaïalde, de la Fondation Gandur pour l’Art, du Conseil d’Administration de la Société des Amis du Louvre, de l’Académie des Beaux-Arts, et des entreprises Pylônes, PrimAudit International, SCOR SE, Laboratoire Luis Godinho, Hugau Gestion et STVA.
Ce chef-d’œuvre de Lucas Cranach l’Ancien (Kronach, 1472 – Weimar 1553), venu enrichir si opportunément les collections du musée qui comptent déjà plusieurs tableaux importants de l’artiste, mérite une analyse attentive, tant iconographique que stylistique. Signé du dragon ailé, la marque de Cranach, et daté de 1531, ce tableau des Trois Grâces, de loin la meilleure des compositions de l’artiste sur ce thème, était resté jusqu’à une date récente inaccessible et de ce fait fort peu connu, même des spécialistes. Il s’avère être une œuvre de toute première importance de ce peintre majeur du XVIe siècle allemand, proche du Réformateur Martin Luther et parfaitement intégré dans les milieux des lettrés de Wittenberg.

6 - Le 10 octobre 2012, à 18h30

bronzes du XX° siècle

Par Alain Richarme, marchand, expert en bronzes

On peut noter un retour en force de la technique de la fonte à la cire perdue (délaissée depuis l’ancien régime) et une concurrence feutrée avec la fonte au sable (procédé décroissant tout au cours du siècle).

La cire perdue revendique fièrement  sa technique dans les cachets utilisés par les fondeurs qui précisent tous en plus de leur nom "cire perdue". La fonte au sable, qui est pourtant largement utilisée par des grands sculpteurs et qui triomphe dans le monumental, fait profil bas : on ne trouve jamais cette précision "fonte au sable" sur leur marques.

Cette conférence étudiera cette évolution avec quelques grands chefs d’œuvres de la sculpture réalisée par Rodin, Bugatti, Bourdelle, Maillol, Laurens… Et produits,  tout au long du siècle par les grands fondeurs comme Hébrard, Rudier, Valsuani.

 

Emile-Antoine BOURDELLE (1861-1929)

TETE D'APOLLON

National Gallery, Athènes.

Signé "Emile-Antoine Bourdelle", mention "Reproduction interdite", fonte " Alexis.Rudier Fondeur.Paris"

Fonte au sable

7 - Le 12 décembre 2012, à 18h30

maillol : la rupture

Par Olivier Lorquin, président de la fondation Dina Vierny, Musée Maillol 

C’est avec la sculpture monumentale, La Méditerranée, que Maillol fit son entrée au Salon d’automne de 1905.

Gide visitant le salon et sensible à l’importance que revêtait cette œuvre écrivit ce qui devait être le manifeste de l’art de Maillol :

 

« Elle est belle ; elle ne signifie rien ; c’est une œuvre silencieuse. »

Gide résume ainsi en 3 phrases une rupture essentielle dans la statuaire.

Avec la Méditerranée, Maillol propose une vision silencieuse, sans aucun recours, non seulement à la dramaturgie ou l’éloquence mais plus encore à une référence précise, mythique, religieuse ou littéraire.

Il rend alors possible l’abstraction par la figure.